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      the tone generation

the Tone Generation The Tone Generation, une série de 10 émissions consacrées aux musiques électroniques de l'époque analogique. Mis au point par Ian Helliwell à partir de sa collection personnelle de disques, chaque émission est consacrée à un pays (Grande-Bretagne, France, Allemagne, Italie, Hollande & Belgique, Scandinavie, etc.).

Ian Helliwell est réalisateur de films super 8 et musicien, il réalise ses propres instruments électroniques aux noms évocateurs : générateurs sonores « Hellitron », « Megatherm », « Hellioptical », ou les synthétiseurs « Hellisizer 1000 » et « Hellisizer 2000 » (un article sur ses recherches : experiments with sound and images)

Toutes les émissions : the tone generation

La première émission est dédiée à la Grande Bretagne, et fait une large place aux compositeurs de l'atelier radiophonique de la BBC, comme Daphné Oram et Delia Derbyshire :


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[via simonsound]

      Tenori-On, soirée de lancement

Tenori-On

Le mercredi 9 avril à la Maison de la Villette aura lieu la soirée de lancement du tenori-on, l'instrument créé par Toshio Iwai et Yamaha.
Au programme : une présentation et une démonstration par Toshio Iwai, puis des performances live de :

Robert Lippok (To Rococo Rot)
Pole
Sutekh
I am Robot and Proud
Nathan Michel
Krikor
Trax dj team

10 invitations sont à disposition des lecteurs d'urzhiata, pour ceux qui sont intéressés, envoyez un mail à l'adresse (voir à droite de ce billet), ou par la page contact), en précisant bien l'adresse email qui recevra l'invitation. Tout ça avant la fin de la semaine!

[edit] Toutes les invitations sont distribuées!

De 20h00 à 2h00, mercredi 9 avril 2008,
Maison de la Villette,
211, avenue Jean Jaures
75019 Paris

      Outer Music, voyage dans la galaxie sonore

Outer Music Embarquons pour 2 heures de voyage sonore aux frontières mouvantes de la galaxie musicale. Notre guide, the "man from uranus" est un fin connaisseur de space music en tout genre : électronique vintage, illustration musicale déjantée, avant-garde, jerk, disco spatiale, free jazz psychédélique ou chip-music, une sélection éclectique capable d'assouplir et d'élargir les consciences!

Outer Music est diffusée tous les 15 jours, sur une radio locale de Cambridge (UK) et sur internet, en on y retrouve parmi d'autres la musique de Jean-Jacques Perrey, Bruce Haack, Raymond Scott, Rob Hubbard, Nino Nardini, Roger Roger / Cecil Leuter, Morton Subotnick, Karlheinz Stockhausen, et Sun Ra.


L'émission à écouter sur internet : Outer Music



Au passage : Bing Bang Boing : une publicité pour un jouet des années 70, la musique pop cartoonesque à partir du milieu de la vidéo est de Jean-Jacques Perrey, à l'Ondioline.



Aujourd'hui, Jean-Jacques Perrey est toujours sur scène, on le retrouve avec Dana Countryman sur youtube : Chicken on the Rocks

      higurashi

le chant des cigales higurashi (Tanna Japonensis)

via quinn[at]higurashi

      L'atelier radiophonique de la BBC

Alchemists of Sound
En haut à gauche : Delia Derbyshire, en bas à droite : Wendy Carlos


Ce documentaire de la BBC raconte les 40 années d'existence du «BBC radiophonic workshop», fondé en 1958, en s'attardant sur les premières années. Un petit groupe de musiciens passionnés par les manipulations de bande magnétique (Delia Derbyshire, John Baker, Brian Hodgson, etc.), mettait alors au point une musique futuriste utilisée pour fabriquer les jingles, sonoriser les émissions et les séries produites par la BBC. Ils sont inspirés par les expériences de musique concrète menées en France par Pierre Schaeffer et le G.R.M. Ces techniques utilisent des sons enregistrés et triturés en changeant la vitesse des bandes, les passant à l'envers, leur appliquant de l'écho et différents autres effets analogiques, les découpant à la lame de rasoir et les recollant bout à bout. Un ingénieur, Dave Young, complétait l'équipe et leur bricolait des instruments électroniques sur mesure (wobulateurs, oscillateurs) qui font ressembler l'atelier à un laboratoire.



Alchemists of sound, 2003, V.O. anglaise, 1h00 environ (télécharger la vidéo 175 Mo)


Parmi les nombreuses réalisations de l'atelier, on compte plusieurs séries de science fiction, dont le célèbre et increvable «Doctor Who» qui débute en 1963, avec une musique d'intro de Delia Derbyshire, mais aussi une adaptation du «guide du routard galactique».
Le documentaire retrace principalement cette période d'expérimentation avec de nombreuses images d'archives sur le procédé de collage sonore. L'arrivée des synthétiseurs bouleversera le fonctionnement du laboratoire, et certains des pionniers le quitteront alors. A partir de 1995, les budgets de fonctionnement du workshop sont progressivement réduits, et il est définitivement fermé en 1998.

Doctor Who de Delia Derbyshire


Du BBC Radiophonic Workshop sont sortis une dizaine de vinyles, compilations d'effets sonores ou de musique, certains ont été réédités en CD, qui sont pour la plupart épuisés aujourd'hui. Mais on peut trouver des versions numérisées sur le web (clic ou clic).
Sur le site de la BBC, une page consacrée au documentaire
[ via perimetric ]


      reacTable



Le ReacTable est un instrument de musique électronique multi-utilisateurs qui n'utilise ni souris, ni clavier, ni équipement. il se compose d'une table lumineuse sur laquelle sont placés et déplacés des objets. Chaque objet est marqué de symboles qui définissent son type et sa fonction (générateur sonore, filtre, séquenceur, etc.). Une caméra placée sous la table, enregistre et analyse la position de chaque objet, les mouvements qui lui sont imprimés ainsi que les déplacements des doigts sur la surface de la table. Ces informations sont analysées et transformées en temps réel, et transmises à un synthétiseur sonore. Un vidéo projecteur complète l'ensemble, et renvoie des informations visuelles sur les paramètres de chaque objet, et sur l'évolution de la musique composée.

fonctionnement du reacTable
Schéma de fonctionnement du reacTable (d'après [1], voir ci-dessous)


Les interactions sonores entre objets suivent le principe des synthétiseurs modulaires, dans la tradition des instruments analogiques mis au point par Robert Moog ou Don Buchla dans les années 60, ou aujourd'hui sous forme numérique : Max-MSP, Pure Data, Audiomulch, etc. La vidéo suivante donne quelques exemples d'objets simples, et des résultats obtenus en les combinant.



Comme on peut le voir sur la vidéo, chaque objet est marqué par un symbole qui l'identifie (ou un symbole par face sur les cubes.) Les objets sont passifs, ils ne contiennent pas d'électronique. Les symboles sont suivis par reacTIVision, un environnement logiciel développé pour reacTable et disponible sous licence open-source. Ce logiciel permet de suivre la position et l'angle de la rotation d'un marqueur sur un plan 2D à partir d'un flux vidéo, et transmet ces informations par les protocoles MIDI, OSC ou TUIO. Le protocole TUIO a été spécialement mis au point pour transmettre les paramètres d'objets présents sur une surface plane. Des exemples sont disponibles pour utiliser reacTIVision avec processing, pure-data, max-msp et d'autres.

symboles utilisés par reacTIVision
Symboles utilisés par reacTIVision (d'après [2], voir ci-dessous)


ReacTable est un projet de l'Universitat Pompeu Fabra de Barcelone (site du projet reacTable). Dans l'équipe d'origine on retrouve Ross Bencina, également programmeur d'Audiomulch, le logiciel modulaire de synthèse sonore.

sources :
[1] the reacTable (pdf) (Sergi Jorda, Martin Kaltenbrunner, Gunter Geiger, Ross Bencina) 2005
[2] reacTIVision (pdf) (Martin Kaltenbrunner, Ross Bencina) 2007



      chercheur de sons

Les chercheurs de sons, de Gérard Nicollet
Sous-titré instruments inventés, machines musicales, sculptures et installations sonores le livre de Gérard Nicollet dresse un paysage des créateurs d'instruments de musique originaux et inspirés.

Ce panorama, qui se limite aux inventeurs francophones et aux instruments acoustiques, se visite en suivant l'itinéraire de 30 luthiers et des instruments/sculptures issus de leurs recherches. Pas d'uniformité, mais une polyphonie, chacun suivant la voie qui lui est propre pour développer son univers sonore et musical. L'inventaire est varié : des machines musicales autonomes jusqu'au costume sonore d'homme orchestre, des nouveaux instruments de toute taille, du spalafon de Max Vandervorst (composé d'une bouteille plastique et quelques autes pièces) à l'imposant orgue de feu de Michel Moglia, parfois issus de la récupération, parfois recyclant ou transformant un instrument existant, ou inventé de toute pièces, chaque instrument est surprenant et ingénieux.

Parmi ce bric à brac, on retrouve les structures sonores des frères Baschet, les machines en meccano de Pierre Bastien, le tepazzarythme d'Alain Cadeillan (une boite à rythme mécanique composé d'une platine disque sur laquelle on pose un disque en bois muni de clous qui font vibrer un système de lames métalliques), ou encore le larsen magnétique de Vincent Bondet. La présentation des instruments est accompagnée de très beaux dessins de Vincent Brunot détaillant les différentes parties des instruments.

Gérard Nicollet tient un blog : Chercheurs de sons ou l'on peut retrouver des liens vers les sites des musiciens, l'actualité des concerts, mais aussi des morceaux sonores et de nombreuses informations sur les inventeurs du monde entier.


«Les chercheurs de sons» de Gérard Nicollet, illustrations Vincent Brunot, paru aux éditions alternatives, Paris 2004, 160 pages noir et blanc, ISBN 2-86227-434-8



Amplificateur à néons pour synthèse de Larsen magnétique
L'amplificateur à néons pour synthèse de Larsen magnétique, de Vincent Bondet (illustration : Vincent Brunot)



      le projet Freesound

Richard Humphries, cueilleur de son
Richard Humphries, cueilleur de son professionnel pour le Discovery Channel & contributeur de Freesound (photo Freesound)


Le projet Freesound est une banque de sons collaborative. Débuté en 2005, on y trouve en décembre 2006 environ 25 000 sons déposés par plus de 1000 contributeurs différents. Cette collection comporte des enregistrements en extérieur («field recording», voir phonographie), des samples d'instruments de musique, des bruits concrets, aussi bien que des sons synthétisés électroniquement. L'intention des fondateurs est de favoriser le libre échange de ces sons, pour cela l'ensemble des sons envoyés est placé sous licence «creative commons sampling plus 1.0», ce qui permet à chacun d'utiliser ces sons dans une production personnelle (y compris commerciale) en respectant la seule condition de citer l'auteur original.

Le projet a débuté en septembre 2005 lors de la conférence "Free sound", dont l'idée était de renforcer le son en tant que bien public face à la «main-mise des lois de propriété intellectuelles sur la liberté musicale», il est initié par le groupe de recherche en technologie musicale de l'université Pompeu Fabra à Barcelone.



Les marqueurs associés aux sons
Le nuage de marqueurs associés aux sons (freesounds tags)


Les sons déposés sont annotés, chaque contributeur associant des marqueurs thématiques, ou géographiques. Tous les sons sont écoutables directement sur le site, grace à un player flash intégré dans les pages, on peut même en écouter plusieurs en même temps! Les marqueurs géographiques permettent de se balader sur une grande carte du monde, de zoomer (carte google map), d'afficher les sons correspondant à chaque endroit, leur description, et bien sur de les écouter! Sur l'image ci-dessous, les petites balises rouges correspondent à un son et les plus grandes à un groupe de sons.

Le monde sonorisé par Freesound
Le monde sonorisé par Freesound (http://freesound.iua.upf.edu/geotagsView.php)


Quelques liens supplémentaires :
- l'interview de Richard Humphries, preneur de son et monteur sonore pour les documentaires du Discovery Channel, il raconte sa passion pour le son et la technologie qu'il utilise pour ses enregistrements (en anglais)
- Mootcher est un patch disponible pour pure-data et MaxMSP qui permet de se connecter dynamiquement à la base Freesound et de récupérer des samples au fur et à mesure.
- Pour les amateurs de technologies web une page consacrée à Freesound sur wikipedia (en) permet d'en savoir plus sur les technologies utilisées par le site.