ars electronica 2006
6/09/06 à 15:53 general

L'installation "the messenger" par Paul De Marinis (© Ars Electronica 2006)
Chaque année depuis 1979, Ars Electronica organise à Linz, en Autriche, la plus grande manifestation consacrée aux arts numériques. Chaque édition explore un thème particulier. L'édition 2006 s'intéresse à la simplicité, elle s'est tenue du 31 août au 5 septembre.
On peut y aller par procuration en lisant les articles et compte-rendus, dans libération, sur erasme.org, et les nombreux billets (en anglais) publiés par Régine Debatty sur WMMNA, ou en espagnol sur elastico. Des séquences vidéo sont visibles sur shintanis (qui devrait s'enrichir de portraits par la suite) et artcast promet la mise en ligne d'enregistrements audio et d'interviews pour très bientot. On peut aussi se gaver de photos sur flickr...
La "simplicité", c'est surtout la préoccupation de John Maeda, certainement le designer numérique le plus médiatique, dont le dernier livre s'intitule "Laws of simplicity", questionnement qu'il explorait déjà sur son site, il est chargé de la direction du colloque à Ars Electronica. Les enregistrements des conférences sont disponibles sur le site et John Maeda annonce la publication de ses compte-rendus sur law of simplicity.
Chaque année, un catalogue est publié regroupant des textes d'une multitude d'intervenants. On peut saluer l'initiative qui consiste à rendre disponible gratuitement l'intégralité des textes publiés avec un an de décalage (en pdf), dans la section archives de leur site.
Ars Electronica, le site du festival, et un historique d'Ars Electronica sur wikipedia



Commentaires
Je suis un peu perturbé par cette news: Simplicity était un concept déjà très compliqué. Mais si John Maeda dirige un colloque autour de son idée. Et si John Maeda invite plein de gens admirables pour parler de son concept et qu'en passant, il vend son nouveau bouquin qui parle de son concept, alors, là, on comprend mieux la simplicité du concept: le "I". Je veux dire: "I" create, "I" organize, "I" invite and "I" sell... sont les 4 i de "Simplicity" (sachant que le "y" est un "i" grec...).
En résumé, le concept de "simplicity" est-il appréhensible par le commun des mortels ou n'est-ce que le chant du cygne d'un createur trop vite devenu mondialement reconnu et mégalomane ?
On peut lui proposer "modesty" comme prochain concept de recherche?
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